Horace Hurm
Partez à la rencontre de cet inventeur passionné avec de nombreuses passions comme la magie et le jouet.
De sa naissance à sa fin de vie, vous trouverez dans cette page un résumé de son histoire, ses inventions et son talent.


Tout commence en 1880
Dans l’arrière boutique d’un petit magasin de broderie au 46 rue de La Rochefoucauld à Montmartre, Horace Hurm né en début de soirée d’un père alsacien et d’une mère messine .
Enfant curieux, il découvre sa passion pour la magie en 1885 grâce au directeur de son école. Ce jour-là, il propose une séance de prestidigitation. Cet engouement ne le quitteras jamais.
Il vit sa jeune enfance à Paris où il est bercé par les nouvelles innovations, notamment par l’Exposition Universelle de 1889 et par sa Galerie des machines.
À peine âgé de dix ans, Horace trace déjà sa voie : ce sera l’École Centrale pour des études scientifiques, la prestidigitation et la photographie pour ses loisirs.
Paradoxalement, bien que la photographie fut, dès son plus jeune âge, sa passion, nous n’avons retrouvé, à ce jour, aucun portrait de lui jeune.
Pour passer cette étape douloureuse, son père et lui partent en voyage.
Durant ce périple; son père lui offre un nouvel appareil photo de type « détective » qui 27ans plus tard, lui donna l’idée des postes de TSF Microdion, Micro-Post Pliant, pouvant se ranger dans une sacoche d’appareil photographique de type « Détective »
Malheureusement; son étant de santé l’oblige à abandonné ses études dans sa quatorzième année.
» Dès lors, je ne devais plus m’occuper que de choses devant me plaire »
page 31 du livre.
NB : C’est ce qu’il fit tout au long de sa vie, certes avec plus ou moins de réussite, mais n'y dérogeant pas.


Musique, magie et invention
Ces passions deviennent des loisirs lucratifs en réalisant des remplacements (musique) aux Jardins de Paris, des séances de prestidigitations publiques à l’Institution Hamon ou encore en créant des jouets.
En 1908, il commercialise sa 1ere invention :
La libellule Hélicoplane.
Breveté à l’INPI, ce jouet eu un vrai succès avec même une présentation au Concours Lépine de 1909 et au premier salon de l’aviation.
Pour résumer cette période de sa vie, H. Hurm désormais âgé de vingt-neuf ans, exerce trois métiers :
Radio et premiers travaux
En continuité de la photographie, Horace Hurm se consacre à l’électricité et surtout à la TSF (Télégraphie sans fil).
En 1910, il dépose d’ailleurs un brevet pour un dictaphone électrique
Avec ses acquis d’inventeur, il devient un pionner de la construction de poste de TSF qui lui permettront de recevoir des distinctions comme des Médailles au Concours Lépine.
Au fin des années, il collabore avec des scientifiques et ingénieurs de son temps, tout en restant un inventeur indépendant, parfois en marge des grands industriels. Il travaille sur des systèmes de transmission d’images et de son, dans un contexte où la télévision est encore expérimentale.
Le 14 avril 1931, il participe à la première expérience française de radiovision (ancêtre de la télévision). Ce qui le conduit à monter une petite industrie autour de ses appareils de radio et phonographies.


Poésie, peinture et magie
A partir de 1935, Horace et sa famille retourne vivre à Montmartre où il profite de ces moments pour se recentrer sur ses passions artistiques :
la peinture, la poésie, la musique, la photographie et la magie.
Il écrit également son autobiographie monumentale:
« Le Kaléidoscope de ma vie » (près de 1000 pages, entre 1943 et 1946), qui restera inédite de son vivant.
Pour en conclure
Entouré par sa famille, il décède en 1958, presque aveugle, mais toujours passionné par la transmission de ses savoirs.
Avant de s’éteindre, il obtient en 1953 la médaille de la Ville de Paris.
Visionnaire, Horace Hurm laisse aux générations futures qui changeront la TSF.